Gachon Pothier aime: Karine Dubernet


Mardi soir, je suis allée voir le dernier spectacle de Karine Dubernet.

C’était tellement bien, il fallait que je vous en parle.

Karine, je l’avais déjà vue jouer au théâtre et nous avions aussi partagé quelques soirées chez des amis communs. J’avais alors entr’aperçu un grain et une machine prompte à l’accélération, qui laissaient présager que la demoiselle en avait sous le pied…

Son showcase avait lieu dans cette salle mignonne de la rue Fontaine: la Comédie de Paris. Je me suis assise devant et ça a démarré. Fort. Un train lancé à toute berzingue, un bolide qui carbure à l’exubérance, le punch et l’audace… scotchée à mon fauteuil, les mains crispées sur les accoudoirs, je n’ai même pas peur. Karine assure et je ris. Elle pilote avec un phrasé précis et rapide, délivrant avec maîtrise et un sens de la rupture des textes qui lui collent à la peau, sur mesure, co-écrits par l’auteur Carole Greep. Tout y passe : mime, chant, danse (en Louboutin…), stand-up, personnages, imitations – big up à Sophie M. et Isabelle A. qui se reconnaîtront -, humour noir, absurde, potache, irrévérence, dérision, cynisme, douceur, poésie, amour bien sûr, notre société, la religion, le repassage, l’alcool, et plus encore… Riche. Au final, je suis sortie groggy mais heureuse, les jambes chancelantes d‘avoir tant reçu, tant vu, en si peu de temps…

A partir du 8 juillet et tout l’été, à 21h30, à la Comédie de Paris.

La Comédie de Paris
42, rue Pierre Fontaine
75009 Paris
Métro Banche ou Pigalle

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